Archive pour la catégorie ‘Art

Virtues of virtuality

Vendredi 25 janvier 2008

Virtual space is one big mountain of stuff and we just keep throwing stuff on it. It is the biggest pile of stuff in human history and nobody cleans up. At home you are forced to throw stuff away when it does not fit. You don’t buy a new house just because you have too many things, unless you are very rich. In virtual space we are all very rich people. When we have too much stuff we just buy more memory.

That is because virtual space is not really a space.

We are also collectors of every unimportant thing, like the character in the 19th century’s Russian novel by Nicolai Gogol “Dead souls”, the landlord Plyushkin, who has a manic obsession for keeping every single piece of stuff he ever owned. When coming to Plyushkin’s house the main character is shocked and disgusted. Nobody is ever shocked or disgusted by our Inboxes. A user complained to me recently that the work flow gets slower with digital documents because there are no more piles on people’s desks urging them to respond. In virtual space we are all tidy workers because the boss never sees how much work is left lying around. Virtual stuff does not rot, does not smell, does not invade our lives. We do not need to sort it out because when you loose something, full-text search finds it for you. (I wish I could full-text search a lost sock this morning.)

That is because virtual stuff is not really stuff. It has no substance. It is just images and words - the fabric of dreams.

All of our computers together are just one giant brain dreaming of us, humans. The command “Sleep” should be called “Wake up”.

Manufactured Landscapes

Jeudi 27 décembre 2007

Sous le prétexte d’un documentaire esthétique, témoignage des ravages de la société de consommation moderne sur notre environnement, Jennifer Baichwal (réalisatrice ) et Edward Burtynsky (Photographe) nous démontrent comme si nous l’ignorions encore qu’à ceux-ci viennent s’ajouter ceux de la -bien pauvre- condition humaine.

Manufactured LandscapesUn voyage donc d’une heure trente aux pays des classes laborieuses qui comme il y a mille ans n’ont que peu d’espoirs de passer plus de trente années sur cette terre faut de conditions de travail descentes, de suffisamment de subsistances, d’un maigre espoir pour leur famille, bref encore moins que pas grand chose.

Mon propos n’est pas ici de dénoncer ces dérives du capitalisme qui perdurent depuis 3 siècles en occident et qui déferlent aujourd’hui sur l’Asie, mais d’émettre le modeste espoir que, un jour prochain, au delà de la “User approach” et autre “User Centered Design”, nous mettions autant d’énergies, de convictions et de passion à nous faire les apôtres de la “Human Approach” et autre “Earth Centered Design”.

J’ai effectivement l’optimisme de croire qu’après la “Customer Approach”, jalon du marketing du 20ème siècle, nous soyons aujourd’hui les témoins d’une vision orientée vers le “bien être” des utilisateurs, et donc que rien ne nous interdise d’ici moins d’un siècle je l’espère, d’aller au delà des considérations de clientèle puis d’usage pour parvenir à celle bien plus essentielle d’humanité.

Pour cela, il nous faudra des outils et là encore je me veux optimiste. Je verrais bien dans ce “Earth Centered Design” qui n’est autre, derrière cette dénomination trendy, qu’un idéal écologique d’une conception centrée, “au service” de notre terre.

Vision utopiste et naïve, peut-être mais comme la plupart d’entre nous, je me refuse de croire que nous ne serons dans le futur que de simples et impersonnels petits robots programmés à “designer” des paysages auxquels de jour en jour nous gommons l’humanité, la vie.