Les modes d’emploi Ikea
Mercredi 18 juin 2008Les modes d’emploi Ikea, il parait que c’est toujours très bien fait… Enfin surement pas pour tout le monde apparemment (me voila rassurer) , voici un détournement plutôt sympathique en 15 étapes.
Les modes d’emploi Ikea, il parait que c’est toujours très bien fait… Enfin surement pas pour tout le monde apparemment (me voila rassurer) , voici un détournement plutôt sympathique en 15 étapes.
Même sans s’attacher à la pertinence ou à l’intérêt des contenus diffusés sur ces cadres lumineux (une publicité, une chaîne d’information, un message institutionnel, une recette de cuisine), avouez que cet envahissement de l’image change notre environnement proche.
Fin 2007, les fabricants d’écrans plats annonçaient des chiffres record de vente en France, presque 5,8 millions d’unités. Or je ne pense pas que seuls les particuliers aient tous décidés de changer leur vieux téléviseur cathodique : le bars ont ouvert le bal avec les dernières coupes du monde de foot et de rugby, chacun souhaitant attirer le public qui ne pouvait se rendre dans les stades, faisant ainsi de ces espaces étriqués et bondés, pour seulement quelques heures, la nouvelle arène populaire.
Depuis tout le monde s’y est mis. Faites le compte du nombre d’écrans que vous croisez dans la journée, moi aujourd’hui j’en ai approché de près ou de loin plusieurs dizaines…
Quelle influence cela va-t-il avoir sur notre vie ? Voyez déjà les gens attirés par la lumière de ces cadres hypnotiques qui, dans une brasserie, passent plus de temps à lever les yeux qu’à regarder dans leur assiette, ou mieux leur interlocuteur. Observez, lors d’un concert, que les lumière bleues des écrans de portable ou d’appareil photo numérique ont définitivement remplacées les lumières oranges de nos valeureux briquets Bic…
Me concernant, certains jours, j’ai véritablement envie de tout éteindre… Et voila que d’autres m’ont devancé et sont passés à l’acte : munis d’un petit boîtier dédié, ils se filment dans différentes zones commerciales, et éteignent toutes les télévisions qui les entourent (YouTube : rechercher “TV-B-Gone”).
Vandalisme visuel, simple blague, volonté d’économiser de l’énergie ? Un peu de tout ça… Si seulement cela pouvait inciter ceux qui nous imposent ces écrans à se poser la question de leur intérêt. Non seulement les 4 par 3 ne sont pas près de disparaitre, mais en plus demain… ils bougent !
Grand lecteur de science fiction dans ma jeunesse, et constatant à l’époque le peu d’innovations présente dans mon quotidien, je me suis un jour demandé si cette “fiction” ne demeurerait pas à jamais réservé à des étagères de bibliothèques remplies de mots imprimés sur des feuilles blanches. Les ouvrages d’Asimov, K.Dick et autres Gibson semblaient effectivement à des années lumières de la réalité des années 80.
Les images même apparemment familières de rues de grandes métropoles imaginaires que Ridley Scott (metteur en scène) et Sid Mead (designer) avaient tenté d’illustrer dans Blade Runner ne parvenait décidément pas à réduire la part de fiction de cette science. A mes yeux et à ma modeste culture, elle n’avait rien de concret et cela en était fort engageant pour mon imaginaire mais tout aussi frustrant face à mon désir de voir mon monde changer.

Or, en cette année 2008, par bien des signes (numérique, Internet, biotech, nanotech) on peut prendre conscience que ces changements sont à leurs prémices. Loin de moi l’idée de tous les énumérer ici, mais un seul est ,je trouve, particulièrement révélateur : les écrans plats qui envahissent nos maisons, nos bureaux, nos rues…
Rappelez-vous ces villes de science fiction, mégalopoles mixant New-York et Tokyo où chaque mur, intérieur ou extérieur diffuse une information, un message, une publicité. Maintenant regardez aujourd’hui autour de vous, dans un bar, à la gare, dans le hall d’une tour de bureau, dans votre salon, dans une pharmacie, dans le bus ou certains metros… Quel mur n’a pas aujourd’hui son écran plat ?
A Los Angeles, un magnat de l’immobilier est tout décidé à rendre réel les croquis de Sid Mead en intégrant des murs d’écrans LCD sur les façades d’immeubles de la ville. Premier signe d’une science fiction qui nous rattrape ? Simple évolution technologique des peintures murales de réclames des immeubles du siècle dernier ?
A suivre…
You might not be aware of it, but in two months (May 2008) the world’s largest particle accelerator will be operational close to your home. To be precise, at CERN, near Geneva, Switzerland.
This blog article gives a detailed overview of what is called ‘the most complicated thing that humans have ever built’. The purpose of the LHC is to observe the Higgs boson, also known as the ‘God particle’, which has not yet been observed but is expected to move the science towards the Grand Unified Theory, or the Theory of Everything.
The LHC, once operational, will recreate the conditions of the Big Bang (on a smaller, 27 km diameter scale). The temperatures generated in the tunnels will be more than 1000,000 times hotter than the sun’s core and the superconducting magnets will be cooled to a temperature colder than in deep space.
I did not know we could do that. SAFELY. I think we don’t really know if we can.
The idea is to put as much energy as possible into the smallest possible space and see what comes out. A black hole, for instance. A tiny one. Somewhere under a Swiss farmer’s garden, just outside of Geneva. Which will safely evaporate, say the scientists, because of Hawking evaporation. Which has never been tested, they admit, and actually might not work, but trust us. Everything is under control.
Or a strangelet. Also known as ’strange nugget’ but best described as ‘a fragment of strange matter’. Something the Swiss farmer might find in his back yard on a peaceful May morning. ‘What’s that you found there, dear?’ his wife will ask. ‘Not another strangelet, I hope?’ From Wiki: ‘If the strange matter hypothesis is correct, and a strangelet comes in contact with a lump of ordinary matter such as Earth, it could convert the ordinary matter to strange matter. This “ice-nine” disaster scenario is as follows: one strangelet hits a nucleus, catalyzing its immediate conversion to strange matter. This liberates energy, producing a larger, more stable strangelet, which in turn hits another nucleus, catalyzing its conversion to strange matter. In the end, all the nuclei of all the atoms of Earth are converted, and Earth is reduced to a hot, large lump of strange matter.’
‘We don’t even know what to expect’, says French physicist Yves Schutz. ‘We’re now in a domain of energy that nobody has ever explored.’
When a strangelet comes out, we will not be able to blog about it.
Why not 15 anymore? Because this is how long your video is allowed to be on YouTube.
Anyone who has ever uploaded videos to this online community site was curious about its audience. Who was watching, why, how many times? Now, there is now a answer to this question, at least, a partial answer. Today YouTube released a new feature hidden under the button About this video in Managing my videos: a doorway to the fascinating world of statistics.
For each of your videos you can see the viewing curve in time and, most interesting, in which countries it was viewed.
In the following example my video was ardently viewed in Europe, USA and Argentina, but most of all in France.

The statistical widgets are elaborate and user-friendly, with a high degree of interactivity. So, for example, you can zoom in on a certain region, or a certain time period.
The tab ‘Popularity’ shows you the same kind of visualization, but there it turns out that my video was more popular in Russia than in USA, clearly the opposite of the viewing statistics.
I though that this did not make sense, but YouTube says that the popularity curve shows how popular the videos are ‘relative to all videos in that market’. They do not explain what ‘that market’ means. YouTube is a community site and as any community site it is a huge pile of mostly useless stuff. This is its purpose, character and charm. It is filled with home-made bloopers, bad jokes, amateur footages, look-at-my-funny-cat movies, copies of television series, movie fragments, porn and any other kind of stuff imaginable - like the video of me dancing Argentinean tango. The word ‘market’ rings a dark tone.
Voici un jeu vidéo, que dis-je un mythe, qui semble inépuisable, et cela depuis 1972…
Considéré comme le premier grand jeu vidéo, il marqua le lancement d’une nouvelle industrie du divertissement. D’abord conçu comme une borne d’arcade commercialisée par Atari, il fut ensuite adapté pour être joué sur un écran de télévision classique et acquis ainsi son titre de premier jeux vidéo grand public.

Mais bien plus qu’un jeu vidéo Pong a su devenir un véritable mythe à l’origine de nombreuses productions notamment artistiques, mais pas seulement. Il n’y a ma connaissance aucun autre jeu vidéo qui puisse se vanter de cela. Le scénario, aussi simple soit-il, du jeu de tennis noir et blanc semble pouvoir être transposer dans de très nombreux contextes sans pour autant perdre son essence. Est-ce cette simplicité qui lui a permis de survivre à travers les différentes époques ?
L’exposition “Pong Mythos” réalisée en 2006 par le Computer Spiel Museum de Berlin lui était totalement dédiée en illustrant l’utilisation du mythe Pong dans différent domaines… aussi bien à travers l’art, le jeu, que la science. Aujourd’hui encore, l’exposition “Design and the Elastic Mind” consacrée à l’innovation technologique par le design, actuellement au MoMa a New-York, présente deux projets directement inspiré du célèbre jeu : PainStation et Pong Table.

Une chose est sure, Pong n’a pas fini de faire des bébés !!!

Publicité Atari : Since 1972
Quelques détournements intéressants de Pong :
Blinkenlights Pong : jeu sur la façade de l’immeuble en utilisant votre téléphone portable
De Pong Game : jeu sur immeuble avec utilisation de l’architecture du batiment comme obstacles et limites
Sonic Body Pong : détournement ou la balle devient sonore
The pong clock : pong détourner en horloge
Publicité American Express : Andy Roddick affronte Pong
Je relaye aujourd’hui un article de Libé qui me parait particulièrement intéressant (comme la majorité des article de Libé, cela va sans dire).
Deux étudiants en Master viennent de faire paraitre quelques résultats sur une étude qu’ils ont mené auprès d’élèves de CM2 et qui portait sur la thématique suivante : Pour vous, qu’en sera-t-il de la production, la distribution et la diffusion des médias en 2028 ?.
Et les lettres/rédactions des enfants que l’on peut consulter sur Flickr, sont assez intéressantes à plus d’un titre.
Le premier est le vocabulaire employé : étonnamment, il est assez évolué, digne d’un magasine d’informatique de 2008 et présente parfois au détour de phrases simples des concepts que nous tentons encore d’expliquer au plus grand nombre comme le “numérique”,
Le second est le fond : tous parient sur la disparition du papier et surtout des supports de diffusion que sont les “banales” télévisions et autres journaux du XXe siècle. Ils imaginent que tout objet, toute surface peut devenir support de diffusion. Certains parlent d’écologie (moins de papier = plus d’arbres), d’autres de la bonne information au bon moment…
Ces enfants voient donc bien l’avenir, mais finalement un avenir assez proche. Pas 20 ans, mais peut être à peine 5.
En “conclusion”, cela m’amène à penser que ces enfants sont bien dans leur temps, dans le sens où ils ont compris - peut-être est-ce la première génération - ce que la révolution numérique allait apporter dans notre quotidien.
Avis donc aux grands médias : aucun ne parle de CD, très peu de l’objet TV, et encore moins du journal papier. Ne nous étonnons pas alors (comme les grandes majors continuent à le faire) à ce que toute cette industrie, qui subit depuis 10 ans de multiples revers, soit encore bouleversée dans les prochaines années…
La science fiction “des adultes” est là pour nous faire rêver, les enfants de CM2 sont là pour nous dire ce qu’il voudront… dès demain.

C’est la question que je me pose en observant un peu l’affrontement des deux géants.
De passage à Paris le 29 janvier dernier, Bill Gates est venu faire une présentation de sa vision du futur des technologies dans le prestigieux amphithéâtre de la Sorbonne. Il a ainsi abordé ce qu’il appel lui même les « interfaces utilisateurs naturelles » comme notamment la reconnaissance vocale, le tracking vidéo, ou encore le toucher. L’occasion parfaite de faire une petite démonstration de Surface, la table interactive de Microsoft, dont la commercialisation a été retardée au printemps prochain.
Alors qu’Apple exploite déjà cette technologie en production à travers l’iPod Touch et l’iPhone, il est intéressant d’observer la nouvelle lutte dans laquelle Microsoft et Apple s’engage sur cette technologie multitouch. Le premier dans le domaine de la mobilité et le second dans celui du « home entertainment ». Malgré que leurs produits soit fortement basé sur de nombreux travaux de laboratoire comme notamment celui de Jeff Hans évoqué précédemment par Vivien (cf. Interactivité et visualisation des résultats des élections présidentielles au Etats Unis) il n’en reste pas moins un affront idéologique pour s’imposer comme la marque qui démocratisera cette technologie et par conséquent deviendra un peu l’inventeur dans l’esprit du grand public. Une histoire qui ne serait pas sans rappeler celle du principe d’interface graphique et de pointeur souris, souvent attribué à Apple et non à son réel créateur : Xerox.
En choisissant un domaine en forte expansion comme celui de la mobilité, Apple semble bien avoir tous les éléments en main pour s’imposer comme leader face au géant de Redmond et nul doute que l’iPod Touch et l’iPhone entrerons très rapidement dans la consommation de masse comme l’iPod a su le faire a son époque… Plus j’y réfléchis, plus Apple m’apparaît meilleur que Microsoft!
A l’occasion du “Super Tuesday“, les Américains ont pu découvrir par l’intermédiaire du réseau CNN, la première mise en application des écrans géants inventés par Jeff Han.

Le présentateur, debout devant son écran géant, a réalisé un analyse à chaud du résultat des votes en illustrant son propos grâce à ce nouvel outil. A partir d’une carte des Etats-Unis, en “tapant” sur les différents Etats, il a fait apparaître différents graphiques, notamment des camemberts, qu’il a pu repositionné à souhait.
Pour l’instant la seule vidéo que j’ai trouvé de l’interface est celle-ci. Si vous en trouvez d’autres, n’hésitez pas à les poster en commentaires. Je serai curieux d’en voir plus sur cette interface, car les premières démos de Jeff Han m’avait beaucoup impressionné.

Il semble donc que CNN est pris la mesure de l’intérêt d’un tel outil de visualisation de données complexes, à partir du moment où il est utilisé à bon escient évidemment. En effet, la richesse des interactions et l’impressionnante possibilité de combinaisons des données pourraient très vite perdre les téléspectateurs, voire le présentateur (utilisateur) lui-même.
Ce dispositif est apparemment prévu pour être utilisé dans de nouveaux contextes après les élections : météo, sports et news financières.
A noter, que si Jeff Han est pour l’instant très discret sur les chiffres de ventes, il a confirmé que la plupart des commandes avaient été réalisées par les Forces armés, Systèmes nationales de surveillance américains et quelques très grandes entreprises.
Virtual space is one big mountain of stuff and we just keep throwing stuff on it. It is the biggest pile of stuff in human history and nobody cleans up. At home you are forced to throw stuff away when it does not fit. You don’t buy a new house just because you have too many things, unless you are very rich. In virtual space we are all very rich people. When we have too much stuff we just buy more memory.
That is because virtual space is not really a space.
We are also collectors of every unimportant thing, like the character in the 19th century’s Russian novel by Nicolai Gogol “Dead souls”, the landlord Plyushkin, who has a manic obsession for keeping every single piece of stuff he ever owned. When coming to Plyushkin’s house the main character is shocked and disgusted. Nobody is ever shocked or disgusted by our Inboxes. A user complained to me recently that the work flow gets slower with digital documents because there are no more piles on people’s desks urging them to respond. In virtual space we are all tidy workers because the boss never sees how much work is left lying around. Virtual stuff does not rot, does not smell, does not invade our lives. We do not need to sort it out because when you loose something, full-text search finds it for you. (I wish I could full-text search a lost sock this morning.)
That is because virtual stuff is not really stuff. It has no substance. It is just images and words - the fabric of dreams.
All of our computers together are just one giant brain dreaming of us, humans. The command “Sleep” should be called “Wake up”.