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Zones d’activité sur iPhone et iPad

Mardi 18 janvier 2011

Peu de concepteurs d’interfaces semblent se préoccuper de la prise en main des smartphones ou tablettes tactiles.

Ainsi, nous avions abordé récemment l’inconvénient du poids de l’iPad, son impact en terme de prise en main et donc ses corolaires en terme de design d’interface.

Dan Saffer fait écho à cette problématique dans son article sur les zones d’activité. Il propose plusieurs schémas qui montrent les zones d’accès dites « facile » (easy) et « plus difficile » (reach) sur les iPhones et iPad.

Pour ces schémas, il présuppose que l’on saisit l’iphone à une main (droitier) et l’iPad à deux mains. Bien entendu, lorsque l’on prend l’iphone dans une main et que l’on utilise l’index de son autre main, le problème ne se pose pas.

Je trouve çà dommage d’être obligé d’utiliser son téléphone à deux mains.
Néanmoins lorsqu’on consulte leurs guidelines, on serait tenté de croire qu’Apple veut que l’on utilise leur produit à deux mains.

Interface, poids et de la prise en main de l’iPad

Mardi 22 juin 2010

Depuis bientôt deux semaines que je teste l’iPad de manière quotidienne, deux constats s’imposent :

  • je n’utilise quasiment plus mon ordinateur personnel à la maison. Il ne représente plus que 10% de mon usage,
  • l’idée d’avoir « mutualisé » les systèmes d’exploitation et les interfaces de l’iPhone et l’iPad pose certains inconvénients pénibles en terme d’expérience utilisateur.

L’origine du problème vient d’une prise en compte insuffisante de la prise en main et du poids de l’iPad. En effet, celui-ci est trop lourd pour être porté à une main pendant plus de 5 minutes sans ressentir une gêne.


C’est pourquoi, on a tendance à :

  • le reposer sur quelque chose, en général son abdomen. Or, cela rend l’accès au bouton « Menu » peu pratique. Du coup, on bascule l’iPad en mode paysage, voire on lui met la tête en bas pour accéder au bouton en haut de l’appareil.
  • le saisir à deux mains. C’est ici qu’interviennent les problèmes de conception d’interfaces.



Par défaut les barres de navigation et d’actions sur l’iPhone et sur l’iPad se trouve en haut et en bas, ce qui nous oblige à constamment lâcher d’une main l’appareil pour y accéder. Pour certaines applications, ça ne pose pas réellement de problèmes, mais pour d’autres, ça devient pénibles. C’est notamment le cas des applications de lecteur de flux RSS.


J’en ai testé 5 ou 6 et je dois dire que j’étais très heureux de découvrir Reeder, qui a décidé de faire abstraction des guidelines d’Apple.


reederLs


L’application propose une barre d’actions latérale qui permet d’utiliser l’iPad à deux mains de manière confortable sans le lâcher. Ainsi, on utilise naturellement ses pouces.


reederPs


J’espère que les développeurs s’inspireront de cette initiative à l’avenir quand cela fait sens.


Il y a deux ans, nous avions réfléchi à un système de navigation optimisé pour un usage avec les deux pouces. Ce dernier prend tout son sens lorsque l’appareil devient plus lourd.


archoss


Le même genre de concept a d’ailleurs été employé pour l’interface de l’application Figaro pour l’iPad.


figaros

Retour d’expérience sur la conception d’applications pour l’iPad

Lundi 19 avril 2010

Les designers d’interaction de informationarchitects.jp nous livrent leur expérience de la conception d’applications pour l’iPad. Leur analyse à ce sujet est très intéressante à plus d’un titre, car :

  • elle évalue le différentiel entre la conception avant la sortie de l’iPad et après. En effet, la conception d’interface dans les cas où on ne dispose pas du support final est toujours problématique (résolution, taille de police, contraste , etc.)
  • elle pose la question de l’intérêt des métaphores et de leur pertinence. Jusqu’au faut-il aller ? Quels sont les inconvénients et les avantages d’une telle approche ? A ce sujet, je vous conseille aussi les articles de Marco #1 et #2.



print-out-ipad


Le seul point avec lequel je ne sois pas trop d’accord c’est l’idée qu’il est « plus facile de scroller que de swipper ». En fait cela dépend du contexte.


En effet, le scrolling est toujours une action plutôt imprécise, au cours de laquelle on oblige l’utilisateur à se re-positionner pour lire la suite du contenu. Parfois, l’utilisateur va trop loin, parfois pas assez. Bref, l’action d’avoir à découper soi-même un ensemble de contenu est parfois laborieuse.


A contrario, l’action de « swipper » permet à l’utilisateur de passer d’un bloc de contenu à un autre, de la même façon qu’on tourne les pages d’un livre. Les blocs de contenu de contenus peuvent alors être découpés de manière efficace. Même si l’utilisateur « swippait » de manière imprécise, il se retrouverait quand même bien positionné. Bien entendu, cela prévaut surtout dans le cas de contenus très longs, où un utilisateur a un nombre important de repositionnement à réaliser.

Through the iPad glass and what Alice found there

Mercredi 14 avril 2010

Here is a very interesting development that can bring exciting changes to how we read – or should I say « use »? – books. This semi-interactive iPad version of Alice’s Adventures in Wonderland shows how the book can be « experienced » rather than only read, by combining touchscreen technology, animation and a story, becoming altogether something else than « just a book ». This opens new possibilities, not only for children books, but so many other kinds of books: think of academical literature, travel guides, cook books and so on. This particular version looks well-done and very much in the spirit of the original, Lewis Caroll’s Alice rather than its pale Disney clones. It is curious to see that in this e-book the makers used the first printed illustrations of Alice by John Tenniel that appeared in the book’s first edition in 1865. It is also interesting to see that not only touch is involved in making the book interactive, but all the physical possibilities of an iPad, such as shaking, turning, rotating and so on. (This video demonstration is somewhat of a roller coaster ride.)

Alice was my favorite book when I was growing up and I must have read it at least fifteen times. As as story it is extremely language-driven, full of wordplay and word-nonsense. That makes me wonder if the much more visual experience of the book will affect the reader differently than it affected me, who had just the text and my own imagination going wild.